La Commission Nationale Industrie de la FEC s’est réunie en date du 18 juillet 2025 pour faire le point sur les enjeux majeurs du secteur. Sous la conduite de son Président, Monsieur Riadh Ben Khalifa. Cette réunion a porté sur trois questions :
- l’application du SMIG ;
- le renouvellement des arrêtés de restriction d’importation ;
- les impacts de la Loi de Finances rectificative 2025.
Dans son mot, le Président de la Commission a insisté sur la nécessité de redynamiser l’industrie congolaise à travers une approche unifiée, solidaire et structurée. Dans un souci de clarté et de suivi optimal, il a également invité les entreprises à transmettre leurs préoccupations par secteur d’activité, afin d’orienter efficacement les actions de plaidoyer.
En ce qui concerne l’application du SMIG dans les entreprises. Selon la commission, l’implémentation du deuxième palier (21.500FC) pourrait engendrer une augmentation critique de la masse salariale, compromettant ainsi la survie de nombreuses entreprises.
Certaines entreprises ont anticipé la mesure, d’autres attendent encore la publication des annexes, ce qui crée deux vitesses d’exécution sur le terrain. La CNI soutenue par une correspondance officielle adressée à la Première Ministre, appelle à un dialogue urgent, et recommande le maintien du plafond actuel 14.500 FC pour préserver la compétitivité des entreprises.
S’agissant du renouvellement des arrêtés de restriction d’importation temporaire (ciment, boissons, chaux, etc.), la Commission a constaté des résultats mitigés. Le marché reste saturé par des produits étrangers, en dépit des restrictions en vigueur. Pour inverser cette tendance, la CNI recommande :
- Une évaluation approfondie des effets de ces mesures par le Ministère du Commerce Extérieur ;
- Une concertation multisectorielle (commerce, industrie, douane) pour concevoir des politiques de protection plus efficaces et mieux contrôlées aux frontières.
Pour ce qui est de la loi de finances rectificative exercice 2025, il a été noté la suppression des exonérations fiscales pour les produits en plastique, l’eau et les emballages (soumis respectivement à 5%, 18% et 10% de fiscalité cumulée). Ce qui a suscité de vives inquiétudes. La CNI redoute que ces hausses découragent les investissements et augmentent significativement les charges entreprises.
En réponse, la Commission envisage de saisir les Ministres des Finances et de l’économie pour demander un moratoire.


