En mission officielle au Lualaba, Son Excellence Madame Marie Nyange Ndambo, Ministre nationale de l’Environnement, du Développement durable et des Nouvelles Économies du Climat, accompagnée d’une délégation interinstitutionnelle, comprenant notamment des représentants de la Présidence de la République , a tenu une séance de travail avec les membres de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Groupement Provincial du Lualaba, le vendredi 6 février 2026.

L’objectif principal de cette mission était d’évaluer le niveau de respect des normes environnementales par les sociétés minières opérant dans la province et d’identifier des solutions adaptées aux défis constatés sur le terrain.

Dans sa communication, Son Excellence Madame Marie Nyange Ndambo a rappelé que sa mission s’inscrivait dans une démarche de gouvernance environnementale responsable, visant à renforcer le suivi et l’application effective des normes en vigueur.

Elle a souligné les préoccupations récurrentes liées à la pollution observée dans certaines zones minières, largement relayées par l’opinion publique et sur les réseaux sociaux. Ces situations concernent notamment :
• la dégradation des sols ;
• la contamination des cours d’eau ;
• le non-traitement des déchets toxiques ;
• les atteintes aux écosystèmes ;
• ainsi que les risques sanitaires tels que maladies de peau, affections diverses et malformations congénitales.

La Ministre a insisté sur la nécessité pour chaque entreprise d’assumer pleinement ses responsabilités environnementales, en investissant dans des mécanismes efficaces de prévention, de traitement et de gestion durable.

La délégation a également procédé à la visite de sites ciblés afin d’évaluer les risques potentiels de pollution et d’envisager des solutions spécifiques, adaptées aux réalités techniques propres à chaque installation industrielle.

Dans un esprit de dialogue constructif et de partenariat institutionnel, la FEC a relayé les préoccupations persistantes du secteur privé dans le domaine environnemental, articulées autour des axes suivants :


1. Application de la note circulaire n°001/CAB/MIN/EDD-NEC/MNN/TPL/KPM/03/2026
La FEC a salué la publication de cette note circulaire relative aux principes de gestion des opérations de constatation et de liquidation des droits et taxes applicables aux installations classées de la catégorie A, ainsi qu’à leur contrôle.
Bien que perçue comme une avancée vers plus de clarté, de transparence et de sécurité juridique, la Fédération a recommandé que tous les services sous la tutelle du ministère respectent strictement son application, afin de mettre fin aux pratiques arbitraires fragilisant les opérateurs économiques.


2. Mutualisation des opérations de contrôle environnemental dans le secteur minier
La FEC a souligné la multiplicité des missions de contrôle menées par différentes structures intervenant dans le domaine de la protection de l’environnement.
Elle a proposé que ces interventions soient coordonnées et mutualisées, ce qui permettrait :
• d’éviter les harcèlements liés aux inspections multiples ;
• d’assurer une meilleure coordination institutionnelle ;
• de garantir une interprétation harmonisée des réformes environnementales applicables aux sites miniers.


3. Clarification du rôle et des missions de la DGRAD
La FEC a évoqué les préoccupations liées à l’intervention de la DGRAD dans certaines expertises techniques, notamment lorsqu’elles remettent en cause des données certifiées par des services légalement compétents.
Elle a recommandé que chaque service exerce ses missions dans le strict respect de son mandat légal, afin d’éviter chevauchements de compétences et conflits d’interprétation.


4. Valorisation de l’administration provinciale
La Fédération a noté que le principe de déconcentration administrative semble appliqué de manière sélective, certaines missions étant confiées à des équipes venues de Kinshasa, au détriment des agents provinciaux.
Elle a plaidé pour une implication accrue de l’administration locale, conformément aux principes de déconcentration, afin de renforcer les capacités provinciales et l’efficacité institutionnelle.

La FEC/LUALABA a salué la démarche proactive de Son Excellence Madame la Ministre et réaffirme l’engagement su secteur prive à collaborer étroitement avec les autorités compétentes pour promouvoir les pratiques minières responsables, conformes aux normes environnementales en vigueur.

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *