Mercredi 12 novembre 2025, la Commission Nationale Agriculture, Elevage, Pêche et Forêt de la FEC a présenté ses principales préoccupations à leurs Excellence Messieurs MUHINDO NZANGI BUTONDO et Ferdinand MASSAMBA wa MASSAMBA, respectivement Ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, et Ministre de l’Emploi et du Travail, lors des séances de travail organisées dans le cadre prestigieux du Majestic River pour le premier, et en son cabinet de travail pour le second.

Les échanges ont porté sur plusieurs points saillants, notamment :

  • Les difficultés d’application du nouveau SMIG dans les secteurs agropastoral, agroindustriel et forestier dans la mesure où les allègements fiscaux et parafiscaux ne sont pas accordés aux entreprises desdits secteurs qui emploient une main d’œuvre importante ;
  • La révision de la loi agricole et la prise de ses mesures d’application en attendant de doter le secteur d’un Code Agricole à l’avenir ;
  • Les enjeux liés à la mise en œuvre et au fonctionnement du cadastre agricole ;
  • Le risque de licenciement massif des travailleurs suite aux difficultés d’application du nouveau SMIG qui n’a pas été budgétisé par les entreprises des secteurs agropastoral, agroindustriel et forestier ;  
  • La lourde fiscalité et parafiscalité.

Sous la conduite de Monsieur Michael HOOLANS, Président de la Commission, les membres de la délégation ont mis en lumière d’autres difficultés rencontrées sur le terrain, parmi lesquelles :

  • Le manque de semences de qualité ;
  • L’insuffisance de financement pour le développement agricole ;
  • L’insuffisance de la recherche agronomique et scientifique ;
  • L’insécurité persistante dans certaines zones rurales ;
  • La distribution inéquitable et sélective des tracteurs agricoles ;
  • Les missions de contrôle diligentées auprès des entreprises par le Ministère de l’Emploi et Travail ;
  • La nécessité de réinstauration du SMAG pour les secteurs agropastoral, agroindustriel et forestier ;
  • Les tracasseries d’ordre fiscal et parafiscal qui entravent non seulement l’exploitation agricole mais aussi l’exportation des produits agricoles et forestiers.

En réaction, Son Excellence Monsieur le Ministre d’Etat à l’agriculture a, pour sa part, rassuré la représentation des membres de son secteur que l’ensemble de ces préoccupations a été porté devant le Conseil des Ministres, qui mettra en place une commission interministérielle pour examiner quelles mesures urgentes à prendre afin d’améliorer les conditions d’exploitation agricole. Il a également insisté sur la nécessité de développer la production locale de semences, afin de garantir une meilleure qualité et une diversité accrue au bénéfice des acteurs du secteur. 

C’est ici où il a ensuite invité le secteur privé à s’impliquer dans la recherche agronomique et technologique, la construction des installations de stockage ainsi que dans d’autres cultures et variétés de semences comme celle de champignon, l’acquisition des drones agricoles, etc… Aussi, a –t-il informé que 3600 tracteurs agricoles de moindre puissance motrice (CV) sont déjà commandés pour servir surtout les petits exploitants agricoles étant donné la difficulté d’acquisition des pièces de rechange des gros tracteurs distribués dernièrement et dont la plupart sont bloqués en panne desdites pièces.

Pour Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Emploi & Travail, qui est d’ailleurs conscient des difficultés d’application du SMIG dans les secteurs agropastoral, agroindustriel et forestier, les revendications de la FEC sont en cours d’examen par le Gouvernement à travers une commission interministérielle mise en place. Il a rassuré que la question de moratoire sera soumise au Conseil des Ministres pour permettre la convocation d’un Conseil National de Travail extraordinaire, lequel organe est habilité à prendre une décision sur le SMIG et sur d’autres revendications des entreprises.

Il a ensuite demandé à la Commission FEC de revoir et d’actualiser la Note technique portant proposition des mesures d’allègements en spécifiant les mesures qui relèvent de la compétence du Ministère de l’Emploi et Travail de celles relevant des autres Ministères sectoriels, d’une part, et des mesures qui nécessitent la promulgation et/ou la révision des lois, d’autre part. Il a, enfin, rassuré qu’il accorde une dérogation sur les missions de contrôle de l’Inspection Générale du Travail uniquement pour ce qui concerne le SMIG. A cet effet, la FEC devra lui transmettre une liste des membres des secteurs susvisés pour lui permettre de donner des instructions spécifiques dérogatoires aux inspecteurs en mission. 

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