Réunie le 05 février 2026, sous la conduite de son Président, Monsieur Ali MAMINA, la Commission Nationale Hydrocarbures a tenu une séance stratégique consacrée aux principaux enjeux qui impactent actuellement les opérateurs du secteur pétrolier. 

Dès l’ouverture des travaux, le Président a présenté ses vœux aux membres pour l’année 2026 et a salué leur mobilisation, avant de rappeler le rôle central de la commission dans l’accompagnement, la structuration et la défense des intérêts des entreprises évoluant dans les hydrocarbures. Il a mis en avant la poursuite du programme de formations, notamment à l’intention des opérateurs du Sud en partenariat avec Focus Hydrocarbures, ainsi que l’élaboration en cours de guides sectoriels destinés à renforcer la conformité et la normalisation des activités. 

Parmi les sujets majeurs abordés figure la question des manques à gagner. Si, dans la partie Ouest du pays, les paiements des T1 et T2 2025 ont été effectués pour la majorité des sociétés et les certifications progressent pour les périodes suivantes, la situation demeure préoccupante pour les zones Sud et Est. Les retards observés, liés notamment à la non-prise en compte du taux de change dans le calcul des PMAG, suscitent des vives inquiétudes. La Commission entend relancer les autorités compétentes afin d’obtenir une prise en compte équitable des réalités économiques, évitant ainsi toute marginalisation des opérateurs concernés. 

La sécurité des installations et des opérations a également occupé une place importante dans les échanges. Les récents incendies enregistrés à Matadi, Tampa, Masina et Limete rappellent l’importance du strict respect des normes de sécurité et des exigences réglementaires. La Commission prévoit de publier une communication réaffirmant l’engagement des membres à soutenir les actions de contrôle des autorités publiques et à promouvoir une culture rigoureuse de conformité. 

Autre dossier sensible : l’implémentation de la facture normalisée. Malgré les séances de travail menées avec la DGI, plusieurs difficultés persistent, notamment en ce qui concerne le renseignement du prix à la pompe, le groupe de taxation, l’homologation des logiciels, l’insuffisance des machines et les dysfonctionnements techniques des serveurs. Face à ces contraintes, la FEC interviendra auprès de la DGI pour solliciter un accompagnement renforcé des opérateurs et examinera, au sein de la Commission mixte FEC-DGI, la possibilité d’aménagements adaptés aux spécificités du secteur.

La question de la pression fiscale et parafiscale a également été soulevée, en particulier l’exigence de la taxe d’aménagement du territoire et certaines modalités d’application de l’impôt foncier. La multiplicité des prélèvements opérés par différents échelons administratifs préoccupe les opérateurs. Une démarche de plaidoyer sera engagée auprès des Ministères de tutelle et des autorités provinciales afin de clarifier les compétences, les bases légales et d’éviter les chevauchements préjudiciables à l’activité économique.

Enfin, la Commission a annoncé la tenue de sa cérémonie d’échanges des vœux le 10 mars 2026, qui constituera un cadre privilégié de dialogue avec les Ministres de tutelle autour des priorités et des défis du secteur.

À travers cette réunion, la Commission Nationale Hydrocarbures réaffirme sa détermination à défendre les intérêts des entreprises pétrolières, à promouvoir la conformité réglementaire et à contribuer à la stabilité ainsi qu’à la modernisation du secteur des hydrocarbures en République Démocratique du Congo.

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