Le 26 février 2026, la salle du Conseil provincial de la FEC Haut-Katanga a accueilli une matinée d’information organisée par le Comité Professionnel des Femmes Entrepreneures.
Cette rencontre avait un double objectif : restituer les acquis d’un programme continental de renforcement des capacités dont a bénéficié l’une des membres du comité, et explorer les opportunités de collaboration avec l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD).
Un engagement stratégique en faveur des femmes entrepreneures
Dans son mot d’ouverture, Madame Tatiana NGUYA KABAL, Présidente du Comité, a rappelé les quatre priorités stratégiques guidant l’action en faveur des femmes entrepreneures :
- La formation
- La capacitation
- La formalisation
- L’accès aux opportunités
Elle a également souligné l’importance de la ZLECAf comme levier de compétitivité, d’intégration régionale et d’expansion des marchés pour les entreprises dirigées par des femmes.
L’incubateur Pull Up Business Women : des résultats concrets
Madame Lolita KOWA, Coordinatrice de l’incubateur Pull Up Business Women, a présenté les actions menées ainsi que les résultats encourageants obtenus par la première cohorte.
L’accompagnement structuré, axé sur le renforcement des compétences entrepreneuriales, a démontré un impact tangible sur la structuration et la croissance des initiatives portées par les bénéficiaires.
Restitution du programme continental COYWA
Madame Pascaline MWENGE a partagé son expérience au sein du programme COYWA (Creating Opportunities for Youth and Women in Africa), un programme panafricain structuré autour de cinq phases majeures :
- Dialogue politique et partenariats régionaux (Zambie)
- Formation en éducation financière et marketing digital (42 participantes)
- Modules d’innovation incluant business plans et prototypage
- Branding et identité visuelle (sessions à Dakar)
- Certification continentale avec remise de diplômes
Elle a mis en lumière l’importance stratégique de l’accès aux réseaux panafricains et aux mécanismes de financement, tout en soulignant les défis persistants liés à la bancabilité et aux garanties exigées.
Défis structurels et pistes d’action
Les échanges ont permis d’identifier plusieurs freins rencontrés par les entrepreneures locales :
- La difficulté de formalisation et l’accès aux marchés publics, notamment conditionnés par l’obtention du certificat ARSP ;
- Les contraintes fiscales, incluant taxes locales et charges liées à la transformation d’une activité individuelle en entreprise ;
- La nécessité d’anticiper ces coûts dès la phase d’idéation ;
- L’importance d’un plaidoyer auprès du NEPAD afin d’inscrire un volet spécifique pour la RDC dans l’agenda continental.