Les travaux de la 114ème session de la Conference Internationale du Travail se sont déroulés du 1er au 12 juin 2026 sur trois sites (le siège l’Organisation Internationale du Travail, l’Office des Nations unies et le Centre International de Conference de Genève) à Genève. Il y a eu la participation de plus de 5000 délégués provenant de 187 Etats membres de l’OIT dont les délégués Tripartite de la RDC, en ce compris ceux représentant la Fédération des Entreprises du Congo conduite par Madame Yvonne KUSUAMINA BAZOLA, Présidente de la Commission Nationale Sociale et Employabilité, Délégué des Employeurs de la RDC.

Parmi les grandes actualités à retenir, il y a notamment :

  • L’adoption d’une nouvelle convention sur le travail décent dans l’économie de des plateformes. En effet, la teneur de ladite convention reconnait entre autres ce qui suit :
  • La croissance de l’économie des pateformes, notamment  les platesformes  de travail numérique ;
  • La reconnaissance  des déficits  de travail décent qui existent  dans  l’économie des platesformes ;
  • La reconnaissance de différences entre les Etats dans le développement de l’économie de plateformes, ainsi que de la diversité des modèles d’entreprise et des modalités de travail.
  • Définition de « plateforme de travail numérique », « travailleur  des plates formes  numériques » et «  intermédiaire ».
  • L’évenement du centenaire (100 ans d’anniversaire) de la Commission d’Application de Normes a mis en avant les bienfaits de ladite Commission. Cette Commission a ausi examiné 13 cas individuels tels que soumis par les partenaires sociaux et, a eu à tenir deux séances se rapportant à la Belarus et au Myanmar mis en cause pour non-respect des Conventions  bien déterminées.

Pour les 13 cas individuels, les experts se sont appesantis selon les mandants (Gouvernement, Employeurs et  Travailleurs) à intervenir en donnant leurs interprétations à l’application ou pas des Conventions et Recommandations de l’OIT faisant l’objet de discussions en rapport avec la mise en cause de l’un ou l’autre mandant de l’OIT, selon la Commission des Experts ;

  • L’adoption des résolutions et conclusions suggérées par laCommission chargée de la discussion générale sur le programme porteur de changements en faveur de l’égalité des genres à la Conférence pour adoption. En particulier, ladite Commission a mis un accent sur l’égalité des genres au travail  qui  est un élément essentiel du travail décent pour tous. C’est un droit humain au cœur du mandat de l’OIT.

Il a été fait le constat que depuis plusieurs décennies, il y a des progrès notables de l’accès des femmes à l’éducation à la formation et au développement des compétences et leur participation au marché du travail. Néanmoins, les discriminations ou inégalités persistent.  Ainsi, l’occasion a été donné d’exhorter les mandants (Gouvernement, Employeurs et Travailleurs) de tenir compte des conventions de l’OIT relatives à l’élimination de la discrimination (111, 100, 156, 183 et 200).

  • La Commission chargée de la troisième discussion récurrente sur le dialogue social et le tripartisme a suggéré ses conclusions à l’adoption de la Conférence qui les a effectivement approuvées en soutenant notamment ce qui suit :
  • Le dialogue social et le tripartite sont des instruments de gouvernance démocratique du travail qui permettent d’agir en faveur  de la justice social ;
  • La négociation collective  est un pilier essentiel du dialogue social ;
  • Il incombe au premier chef aux Gouvernements de créer et de maintenir un environnement juridique et institutionnel favorable à faciliter le dialogue social sans en dicter les résultats.
  • Les délégués ont été informés de l’avis consultatif de la Cour Internationale de Justice, prononcé le 26 mai 2026, sur le droit de grève au titre de la Convention n°87 de l’OIT qui conclut que le droit de grève est protégé par la Convention 87 de l’OIT. Mais, il y a lieu  de noter selon  l’OIE (Organisation Internationale des Employeurs) que ledit avis n’emporte aucune détermination sur la teneur précise, la portée ou les conditions d’exercice de droit de grève.

En marge des travaux de la session de la Conférence Internationale du Travail, la Bipartite de la RDC s’est réunie, à l’initiative de la FEC, le lundi 08 juin 2026, à Genève, au Centre International de la Conférence de Genève, et au terme de la réunion, une résolution a été prise et a été suivi de son application:

  • un projet de lettre a été rédigé, le 09 juin 2026, à la signature de l’Intersyndicale Nationale du Congo, adressé aux deux Présidents de Chambres du Parlement, sollicitant la suppression du taux progressif de 30% en remplacement de l’ancien taux de 10% de l’IRPP applicable au décompte final du travailleur.

Lors de la présente session le Ministre de l’Emploi de la République Démocratique du Congo, Monsieur Ferdinand MASSAMBA WA MASSAMBA, a prononcé  un plaidoyer pour la prise en charge des travailleurs congolais de la partie occupée de la RDC par le RWANDA et ses alliés,  par l’OIT dans la limite de son mandat.

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