Il s’est tenue du 24 au 27 mars 2026 à L’hôtel White Sands de Dar es Salam, en Tanzanie, la Conférence Régionale sur l’Engagement industriel et le développement des compétences,  sous le thème : « Renforcer les partenariats industriels dans l’économie verte, bleue et numérique pour transformer le développement des compétences ».

La FEC/TSHOPO, par l’entremise de son Directeur Provincial, pour le compte du Secteur Privé,  a été retenu dans la Délégation de l’Agence Belge de Coopération Internationale (Enabel)/Tshopo devant prendre part à ces assises d’envergure internationale.

L’évènement a été Co-organisé  par la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Tanzanie (TCCIA), l’Autorité chargée de l’Enseignement et la Formation Professionnelle (VETA), le Conseil National pour l’Enseignement et la Formation Technique et professionnels (NACTVET) en tant que partenaires institutionnels en Tanzanie en collaboration avec Enabel et l’initiative Team Europe sur les compétences et la formation professionnelle axées sur les opportunités en Afrique (TEI OP-VET).

La rencontre a réunie des parties prenantes clés de differents pays d’Afrique subsaharienne (la Tanzanie, la RDC, le Maroc, la Guinée Equatoriale, le Kenya, l’Ouganda,  la Mozambique, les Comores) et de l’Europe (L’Italie, l’Allemagne, la Finlande, la France, la Belgique), notamment les décideurs politiques, les prestataires de formation, mais surtout les entreprises, les dirigeants industriels et les représentants des économies verte, bleue et numérique.

L’agenda de l’évènement prévoyait les differents discours d’ouverture et règles d’organisation, la présentation de l’initiative TEI OP-VET , la table ronde sur l’approche OP-VET,  une journée de conférence, une journée des visites de quelques industries et entreprises, deux jours des sessions parallèles sur différentes thématiques relatives à l’économie verte, économie bleue, économie numérique, l’implication du secteur privé dans la certification des qualifications et compétences,  l’engagement du secteur privé dans les secteurs émergents et les opportunités de partenariats public-privé (PPP).  Il a été constitué trois ateliers parallèles de réflexion sur l’engagement du secteur Privé dans la mise en place de systèmes d’enseignement et de formation professionnels efficace, l’apprentissage en milieu professionnel, l’environnement d’apprentissage numérique dans l’enseignement Technique et Formation Professionnelle.

L’objectif principal était de renforcer la collaboration entre les établissements de formation professionnelle et le secteur privé, en mettant l’accent sur des solutions concrètes, des partenariats opérationnels et l’adéquation entre les formations et les besoins du marché du travail.

Les conférences étaient organisées en séances plénières avec des ateliers pratiques approfondis sur differents sous-thèmes:

  • Projet TEI OP-VET : Il était question de présenter l’initiative régionale Team Europe (TEI) »compétences axées sur les opportunités et Enseignement sur la Formation Professionnelle en Afrique « où l’emploi et la collaboration avec le secteur privé constituent la perspective principale. Elle a mis en évidence le modelé d’Enseignement et de formation professionnelle axés sur les opportunités (OP-VET) comme une approche transformatrice qui aligne le développement de la main d’œuvre sur les opportunités économiques émergentes liés aux investissements.
  • Approche OP-VET : Le panel s’est penché sur le rôle essentiel du développement des compétences dans la mise en place d’investissements durables. Les differents panelistes venus de differents pays ont partagé leurs points de vues sur la manière dont l’OP-VET peut aider les systèmes de formation professionnelle à devenir plus inclusifs, agiles et adaptés aux besoins des économies verte, bleue et numérique.

Les discussions ont mis en évidence des exemples concrets et de bonnes pratiques de cette approche, les défis et les considérations politiques en mettant l’accent sur la promotion des partenariats industriels et l’autonomisation des apprenants afin qu’ils puissent s’épanouir sur des marchés du travail dynamiques. Le panel a traité aussi les sujets sur les partenariats public-privé et s’est penché sur la question de la durabilité de l’approche et de l’importance du genre et de l’inclusion dans le cadre de cette approche (OP-VET).

Chaque Participant, selon son Expertise et préférence était appelé à participé à un atelier technique afin d’approfondir les matières apprises.

  • Atelier technique sur l’économie verte.

La session a permis aux participants d’explorer en profondeur l’économie verte et ses implications pour le développement des compétences et la formation professionnelle. Elle a abordé des secteurs clés comme  l’agriculture durable, les énergies renouvelables y compris la mobilité électrique, les pratiques d’économie circulaire et la construction verte.

  • Atelier technique sur l’économie bleue.

Les Participants ont exploré en profondeur l’économie bleue et ses implications pour le développement des compétences et la formation professionnelle. La session a abordé les secteurs clés tel que la pêche, l’aquaculture, le transport maritime, le tourisme côtier.  Il était question d’examiner aussi les compétences et aptitudes spécifiques requises pour soutenir l’innovation et la durabilité dans ces domaines.

  • Atelier technique sur l’économie numérique

Il était question d’explorer l’économie numérique et ses implications pour le développement des compétences et la formation professionnelle, examiner des exemples concrets et des modelés de formation qui répondent aux besoins en compétences numériques en rapide évolution aussi identifier les compétences et les outils clés nécessaires pour préparer les apprenants à des carrières enrichissantes dans l’économie numérique.

  • Implication du secteur Privé dans la certification

Le panel a examiné comment l’implication plus forte du secteur privé peut améliorer la pertinence des qualifications de l’Enseignement et Formation Professionnelle (EFP) à travers l’Afrique subsaharienne, explorer des modèles pratiques tels que la co-certification basée sur des partenariats public*privé (PPP) et la reconnaissance des acquis, discuter des principaux défis, notamment : la normalisation, l’assurance qualité, et la préparation des institutions, montrer comment la participation des employeurs renforce la crédibilité, aligne la formation sur les besoins du marché du travail et améliore l’employabilité des apprenants et des jeunes.

  • Approche régionale OP-VET.

Il était question d’explorer la dimension régionale de l’OP-VET dans le contexte du commerce transfrontalier et de l’intégration économique, discuter de la manière dont la coopération régionale peut soutenir la reconnaissance des qualification et les centres d’excellence professionnelle spécifique à certains secteurs ;

Examiner les défis tels que les différences règlementaires, la coordination entre les systèmes nationaux et la garantie d’un accès équitable aux opportunités.  La discussion a porté aussi sur la manière de transformer la diversité régionale en un atout pour un développement des compétences inclusif et axé sur les opportunités.

  • Visites guidées.

Il est à signaler que les Participants, par groupe d’intérêts, ont pris part à des visites guidées dans quelques entreprises et centres de formation ciblés  à Dar Es Salam en lien avec les secteurs émergents.

A la fin de cet évènement, nous avons retenu ce qui suit :

L’impérieuse nécessité de renforcer le partenariat entre les institutions de formation et le secteur privé ; l’inspiration aux expériences et bonnes pratiques observées dans certains pays en matière de développement des compétences, de l’excellence y compris le potentiel de partenariats à fort impact ;

Partage d’expériences sur les partenariats industriels dans la région et en Afrique subsaharienne. La conférence a permis de renforcer le dialogue entre les acteurs de la formation et ceux du secteur productif. Elle a mis en évidence l’importance d’une approche collaborative et orientée vers les opportunités pour répondre efficacement aux défis de l’emploi et du développement économique en Afrique subsaharienne.

Il a été démontré que l’engagement du secteur privé apparaît comme un levier essentiel pour assurer la pertinence, la qualité et la durabilité des systèmes de formation professionnelle. Cela ne peut être possible que si le pays est dotée d’une  politique nationale de l’enseignement technique et Professionnelle efficace et cohérente.

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