La Fédération des Entreprises du Congo a tenu, le jeudi 17 septembre 2026 au Salon Congo du Pullman Hôtel de Kinshasa, sa traditionnelle cérémonie de « La Rentrée ».
Sous le thème : « RDC 2027 : Pouvoirs publics et Secteur privé – Évaluer les réformes, consolider les engagements et accélérer la transformation de l’économie », cette rencontre, devenue un rendez-vous du dialogue entre le secteur privé et les pouvoirs publics, a réuni des membres du Gouvernement, des Ambassadeurs et représentants du corps diplomatique, des mandataires publics, des partenaires techniques et financiers ainsi que des chefs d’entreprises.
À travers cette édition, la FEC a souhaité porter un regard à la fois rétrospectif sur les réformes et évolutions ayant marqué l’environnement des affaires en 2026 et prospectif sur les priorités à adresser en 2027, afin d’accélérer la transformation de l’économie congolaise.
Dans son allocution, le Président National de la FEC, Monsieur Robert MALUMBA KALOMBO, a appelé à passer de l’évaluation des engagements aux résultats, estimant que l’enjeu n’est désormais plus seulement d’identifier les contraintes auxquelles font face les entreprises, mais d’évaluer les réponses apportées, leur niveau d’exécution et leurs effets concrets sur l’activité économique. Il a, à cet égard, plaidé pour que le Cadre permanent de concertation Gouvernement–secteur privé s’affirme davantage comme un mécanisme de résolution, de suivi et de redevabilité économique.
Le Président National est notamment revenu sur les avancées enregistrées concernant le SMIG, la suppression du péage de Kaniaka, la résolution de la crise au sein de la Congolaise des Voies Maritimes ainsi que l’harmonisation des vues sur la facture normalisée. Il a toutefois relevé plusieurs préoccupations qui restent pendantes et continuent d’affecter la compétitivité des entreprises, parmi lesquelles la fiscalité applicable au secteur agro-industriel, le règlement de la dette publique intérieure, le remboursement des crédits de TVA, l’accès des PME au financement, certaines préoccupations du secteur minier, la hausse de la taxe d’extraction sur les produits de carrières ainsi que la situation des transporteurs routiers nationaux.
Pour la FEC, l’efficacité d’une réforme doit désormais se mesurer à ses effets tangibles sur la vie des entreprises : amélioration de leur trésorerie, maîtrise du coût de l’énergie, réduction des délais administratifs, rationalisation des contrôles, réduction des coûts logistiques, prévisibilité fiscale et réglementaire, mais également capacité des PME à accéder aux marchés, à investir et à renforcer leur compétitivité.
Prenant la parole, Madame Judith SUMINWA TULUKA, Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, a, quant à elle, salué l’initiative de la FEC et reconnu que La Rentrée est devenue un véritable espace de dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé. Au regard du thème retenu cette année, elle a invité les deux parties à examiner avec lucidité les progrès accomplis et le chemin qui reste à parcourir. Elle a relevé que la mise en œuvre de plusieurs réformes avait été affectée par un contexte difficile, marqué notamment par le conflit dans l’Est du pays et l’épidémie d’Ebola, tout en saluant la résilience du secteur privé et la confiance maintenue par les opérateurs économiques.
La Première Ministre a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre les efforts visant à améliorer le climat des affaires, en mettant notamment l’accent sur la révision de la législation foncière et la réforme du système fiscal. Elle a surtout souhaité que cette Rentrée marque l’établissement d’un véritable « pacte de résultats » entre l’État et le secteur privé, fondé sur une responsabilité partagée et une meilleure traduction des engagements en résultats concrets.
Cette convergence entre la FEC et le Gouvernement a ainsi placé la question de l’effectivité des réformes au cœur de l’édition 2026. Pour le patronat, chaque décision effectivement appliquée, chaque obstacle levé et chaque procédure simplifiée doit contribuer directement à soutenir l’investissement, la production nationale, la compétitivité des entreprises et la création d’emplois.
Il sied enfin de noter qu’en prélude à cette cérémonie, le Comité de Direction de la FEC a tenu, le 16 septembre 2026, sa réunion de Rentrée, consacrée à l’examen de différents dossiers en cours et des principales préoccupations intéressant la vie de la Fédération et de ses membres.




