Il s’est tenu, le 16 juillet 2026 au siège de la FEC, une séance de travail entre les membres du conseil d’Administration de la Fédération et  le Ministre du Commerce Extérieur ; SEM. Julien PALUKU.

Les échanges ont principalement porté sur cinq axes stratégiques jugés prioritaires pour le renforcement de la compétitivité des entreprises et leur intégration aux marchés internationaux: digitalisation, diplomatie commerciale, accès aux marchés mondiaux, qualité et gouvernance, et valorisation des accords économiques.

Aussi, la FEC a mis en lumière plusieurs préoccupations clés des entreprises congolaises, notamment :

  • La multiplicité des intervenants à l’import-export, générant des coûts logistiques estimés jusqu’à 3 000 USD par conteneur de 20 pieds – contre 600 USD en moyenne dans la région ;
  • Les importations transfrontalières non contrôlées, qui pénalisent la production nationale face à une concurrence déloyale ;
  • Les retards excessifs dans l’octroi des dérogations ministérielles, avec des délais allant jusqu’à 3 à 4 mois et des validations redondantes, sources de surcoûts et de blocages opérationnels ;
  • L’insuffisance d’accompagnement des PME sur les opportunités offertes par les accords commerciaux internationaux (AGOA, ZLECAF, etc.).

Pour y répondre, la FEC a plaidé pour une dématérialisation effective des procédures via SEGUCE, la décentralisation de l’octroi des permis d’importation, une meilleure diffusion de l’intelligence commerciale, et l’institutionnalisation de deux évaluations annuelles entre la FEC et le Ministère, afin d’assurer une redevabilité mutuelle.
 
Le Ministre du Commerce Extérieur a exprimé sa volonté de faire du secteur privé un véritable partenaire du développement économique national et a pris acte des propositions de la FEC.

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